Mousquet

De Les Côtes-d'Armor dans la Grande Guerre
Version du 14 septembre 2015 à 09:32 par Jylaigre (discuter | contributions)

(diff) ← Version précédente | Voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)

Label 14-18 2.jpg

CENTRE GÉNÉALOGIQUE DES CÔTES D'ARMOR
Contact
Adresse : 3 bis rue BEL ORIENT
22000 SAINT-BRIEUC
Téléphone : 02 96 62 89 00
Pictos contact.png Courriel : secretariat@genealogie22.bzh
Cg22 centre.png Site Web : http://www.genealogie22.bzh

C'était un contre-torpilleur de 300 t type Arquebuse (1903 – 1914).

A Penang, dans le nord du détroit de Malacca, se trouvaient l'aviso d'Iberville et les torpilleurs PISTOLET, FRONDE et MOUSQUET. L'accès au mouillage de Georgetown se fait par un long chenal d'une bonne quinzaine de milles entre l'ile de Penang et la côte malaise. Le MOUSQUET rentrait de patrouille lorsqu'il fut surpris, au large, par le corsaire EMDEN, commandant Müller, qui surveillait le nord de l'océan Indien, coulant tout ce qui passait à sa portée.

Le lieutenant de vaisseau Theroinne le prit d'abord pour un Anglais. Mais à 4000 m l'EMDEN envoya une bordée qui passa juste au dessus du torpilleur, puis une seconde trop courte. La troisième frappa le petit navire de plein fouet emportant la pièce de 65 avant avec tous ses servants, ainsi que ceux du tube lance-torpilles. La chaudière, en pleine pression, fut crevée et la vapeur à 6 bars jaillit jusque sur le pont tandis que chauffeurs et soutiers, brûlés, vêtements en feu, tuméfiés, tentaient de quitter le compartiment machine.

Le MOUSQUET essaya de riposter avec son petit canon de 47, mais n'étant plus qu'une épave, se fit massacrer par les salves de l'EMDEN qui possédait 12 pièces de 105. Après seize minutes de lutte inégale, il sombra pavillon haut, entraînant dans la mort 43 hommes, dont le commandant Theroinne. Les Allemands recueillirent alors 36 rescapés, qui furent d'ailleurs traités avec tous les honneurs. Parmi eux, un seul officier, l'enseigne Carissan, qui mourût sur l'EMDEN des suites de ses blessures.

Le 5 Janvier 1915, l'état-major et l'équipage du MOUSQUET furent cités à l'ordre de l'armée. Après la guerre, le nom de Carissan fut donné à un sous-marin (ex UB 99). Quant à l'EMDEN, il fut surpris à son tour et coulé aux iles Cocos (Keeling) par le croiseur Anglais Sydney. Il avait toutefois mis à terre une compagnie de débarquement qui détruisit les installations radio de l'ile, puis parvint, à la suite d'une incroyable odyssée, à gagner Padang sur la côte sud de Sumatra, la mer Rouge, la côte du Hedjaz, Alep, Damas, Constantinople et enfin à rentrer, libre et invaincue, en Allemagne.

Claude Farrère et Paul Chack, Combats et batailles sur mer, Flammarion 1928.


Soldats costarmoricains

  1. Henri Baptiste CLEUZIAT LE (1880-1915), né à Pouldouran, Quartier maître chauffeur
  2. Victor Marie GOFFIC LE (1893-1915), né à Bégard, Matelot de 2e classe - chauffeur
  3. Yves HEURTEAUX (1890-1914), né sur l'Île-de-Bréhat, quartier maître canonnier, mort pour la France le 26 octobre 1914 à Poulo-Penang.
  4. Jean Baptiste PERROT (1892-1915), né à Étables-sur-Mer, Matelot de 2e classe - canonnier
  5. Pierre Marie RAULT (1893-1915), né à Erquy, Matelot gabier
  6. Yves Marie ROBIN (1891-1915), né à Pordic, Matelot de 2e classe - canonnier

Sources

Outils personnels