Victor Henri DELAPORTE (1881-1914) : Différence entre versions

De Les Côtes-d'Armor dans la Grande Guerre
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La nouvelle vie de la famille exilée ne leur apporta pas le bonheur escompté, décès du père, d’une petite soeur, de la mère.<br />
 
La nouvelle vie de la famille exilée ne leur apporta pas le bonheur escompté, décès du père, d’une petite soeur, de la mère.<br />
Il restait à Victor, à la déclaration de guerre, un frère, mon grand-père, marié et père de deux fillettes, une soeur divorcée dont, moi, généalogiste ai perdu la trace et n’ai jamais entendu parler, enfin une soeur mal mariée, dont le mari jaloux maladif l’assassinera plus tard. Mais ce dernier fait, Victor n’en eut pas connaissance.  
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Il restait à Victor, à la déclaration de guerre, un frère, mon grand-père, marié et père de deux fillettes, une soeur divorcée dont, moi, généalogiste ai perdu la trace et n’ai jamais entendu parler, enfin une soeur mal mariée, dont le mari jaloux maladif l’assassinera plus tard. Mais ce dernier fait, Victor n’en eut pas connaissance. <br />
 
En 1914, âgé de 33 ans, Victor, orphelin et célibataire, vit à Paris, rue Blottière (14e).  
 
En 1914, âgé de 33 ans, Victor, orphelin et célibataire, vit à Paris, rue Blottière (14e).  
  

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Origine et Famille

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CENTRE GÉNÉALOGIQUE DES CÔTES D'ARMOR
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François Jacques Marc DELAPORTE
1811-1871
 
Marie Louise LE ROY
1814-1888
 
 
Yves Mathurin REBOURS
1816-1879
 
Marie Gabrielle LE LANNO
1820-1889
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mathurin Auguste DELAPORTE
1853-1887
 
 
 
 
 
 
Anne Marie REBOURS
1842-1903
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Victor Henri DELAPORTE
1881-1914
 
 
Edmond Delaporte
1883-....
 
 
 
 



Victor DELAPORTE

Mon grand-oncle Victor Henri DELAPORTE est né le 8 mars 1881 à Trémuson.
Il est venu à Saint-Cyr-l’Ecole (Seine-et-Oise), dans les « bagages » de ses parents, alors qu’il n’était encore qu’un bébé.
Son père y avait un emploi de garçon servant à l’Ecole Militaire. Mathurin DELAPORTE et Anne Marie REBOURS sont arrivés avec leurs deux enfants, Marie Françoise et Victor.

La nouvelle vie de la famille exilée ne leur apporta pas le bonheur escompté, décès du père, d’une petite soeur, de la mère.
Il restait à Victor, à la déclaration de guerre, un frère, mon grand-père, marié et père de deux fillettes, une soeur divorcée dont, moi, généalogiste ai perdu la trace et n’ai jamais entendu parler, enfin une soeur mal mariée, dont le mari jaloux maladif l’assassinera plus tard. Mais ce dernier fait, Victor n’en eut pas connaissance.
En 1914, âgé de 33 ans, Victor, orphelin et célibataire, vit à Paris, rue Blottière (14e).


Guerre 14-18

Il est appelé au 224e régiment d’infanterie en août 1914, un régiment de réserve rattaché au 24e régiment d'infanterie. Mais ne croyons pas à un régime de faveur pour ceux-ci, ils ne furent pas épargnés, loin de là.

Les armées françaises, qui ont déjà subi de grosses pertes, effectuent une retraite.
Dès le soir du 27 août, les troupes dont fait partie Victor reçoivent l’ordre de monter une offensive contre Saint-Quentin (Aisne),aux mains des Allemands. Ce sera la bataille de Guise dont ils ressortiront victorieux et notre poilu indemne.

Début septembre, il entend comme les autres l’injonction de Joffre :
« Au moment où s’engage une bataille d’où dépend le salut du Pays, il importe de rappeler à tous que le moment n’est plus deregarder en arrière. Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place, plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée. »

Victor DELAPORTE est au 1er rang, 2ème à partir de la droite

Il s’agit de la Première Bataille de la Marne qui a lieu du 6 au 13 septembre 1914. Victor se trouve à la Première bataille du Chemin des Dames, à Berry-au-Bac, le 13 septembre.
Y est-il blessé, je l’ignore. Le bulletin de Mémoire des Hommes indique qu’il est mort le 18 septembre 1914 à Jonchery-sur-Vesle (Marne), dans l’ambulance, des suites de ses blessures de guerre.
Pierre Miquel écrit que " les ambulances s’approchent le plus près possible des lignes..." mais " elles ne peuvent faire de miracles ".
L’historien Stéphane Audoin-Rouzeau, dans le numéro 21 des collections de L’Histoire (page 41), précise au sujet des causes de la mortalité que " Beaucoup de soldats auraient pu survivre si leur évacuation était intervenue à temps, suivie de soins rapides. Mais c’était très souvent impossible. Les combattants devaient, la plupart du temps, se rendre par leurs propres moyens aux postes de secours, seuls ou aidés d’un camarade.
Et quand les brancardiers avaient pu recueillir les blessés, leur transport à travers les boyaux était lent, aléatoire, dangereux. Les postes de secours, en cas d’assaut ou de bombardement, étaient immédiatement engorgés, l’évacuation vers l’arrière souvent très lente, les premiers soins parfois catastrophiques"

Victor était agent de la Compagnie Générale des Omnibus de Paris et son nom figure sur la plaque commémorative, Gare de Lyon, sortie 15, « Maison de la RATP ».
Il est inhumé à Cormicy (Marne), dans la nécropole nationale « La Maison bleue », dans l’ossuaire, tombe N° 32.



Sources

Page créée par Danielle PERRAULT, adhérente CG22 N° 2115
Page mise en ligne par Michel MORO

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